Gatineau, Qc – À compter du 1er janvier 2007, les paroisses Notre-Dame-de-Lorette, Saint-Jean-Bosco et Saint-Benoît-Abbé seront légalement dissoutes pour être rattachées à la paroisse
Saint-Joseph du secteur Hull. En effet, Mgr Roger Ébacher vient de publier les décrets officiels de suppression de ces trois paroisses. Le 30 avril dernier, le projet d’unification de ces paroisses avait été annoncé aux paroissiens et paroissiennes.
La publication des décrets est une étape importante dans la mise en place de la paroisse unifiée Saint-Joseph. Les décrets concrétisent sur le plan légal, civil et canonique, la recommandation adoptée en ce sens par ces quatre paroisses, en novembre 2005, suite au processus de réflexion et de consultation sur les ressources matérielles.
Les décrets stipulent que les territoires des trois paroisses supprimées seront rattachés au territoire de la paroisse Saint-Joseph. De plus, les biens de ces paroisses, de même que les archives et les registres, seront transférés au siège de la paroisse Saint-Joseph qui deviendra, le 1er janvier 2007, l’unique paroisse suite à l’unification des quatre communautés chrétiennes qui constituent actuellement l’Unité pastorale de la Croix. Depuis trois ans, les paroisses de cette unité pastorale travaillent conjointement pour offrir les services pastoraux sur l’ensemble de leur territoire. De plus, il y avait une entente entre les paroisses pour le partage du budget de la pastorale (rémunération du personnel et activités pastorales).
Pourquoi former une seule paroisse?
Dans le contexte historique où la participation à la messe dominicale est passée de 80% en 1960 à 5% en 2005, il est tout à fait normal que l’Église catholique au Québec soit appelée à vivre plusieurs transformations. Les regroupements de paroisses sont très fréquents et l’Outaouais ne fait pas exception. En somme, les nouveaux besoins pastoraux de notre Église et la situation des ressources humaines et financières commandent, à ce moment de notre histoire, une nouvelle organisation pastorale pour mieux partager nos ressources.
Pour Mgr Roger Ébacher, archevêque de Gatineau, cette unification est un pas tourné vers l’avenir en tenant compte de notre passé et des signes nouveaux qui donnent espoir en l’Église de demain. « Il était devenu urgent et primordial de changer nos façons de faire pour répondre aux nouveaux besoins pastoraux de notre Église. Je suis convaincu qu’il est nécessaire de recentrer nos actions sur la mission d’annoncer l’Évangile. »
Va-t-on vendre des églises?
La majorité de nos églises furent construites en réponse aux besoins du temps où elles furent érigées. Leur situation géographique, leur dimension et leurs salles étaient ajustées au rôle que jouait alors l’Église catholique, non seulement comme lieu de rassemblement pour la prière et la célébration, mais aussi souvent comme centre communautaire pour tout le quartier.
Sur ce point, Mgr Ébacher demande à la population, dès maintenant, de prendre conscience que, suite à cette unification de paroisses, des églises sont appelées à être réaménagées, soit par un partenariat avec d’autres organismes, soit par une vente ou diverses ententes ajustées aux divers besoins. La paroisse unifiée devra voir à développer des lieux de proximité dans les trois paroisses qui seront dissoutes au 1er janvier 2007. La cathédrale Saint-Joseph demeurera l’unique grande église pour les grands rassemblements des communautés locales de la paroisse, en plus d’être le lieu principal des grands rassemblements diocésains.
Concrètement, dans les prochaines semaines, le Comité de transition responsable de l’unification des quatre paroisses doit mettre sur pied un seul secrétariat pour les services pastoraux et administratifs de la paroisse unifiée. Ce comité est également chargé d’analyser les besoins en locaux de la paroisse regroupée et de recevoir les offres d’achat qui pourraient être faites pour l’une ou l’autre des églises des trois paroisses supprimées.
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Source : René Laprise
Service des communications
Diocèse de Gatineau