Dans Le Droit du 9 juin dernier, un envoyé spécial de l’Organisation des Nations Unies, M. Stephen Lewis, affirmait que le refus du Canada d’établir un échéancier précis pour atteindre l’objectif de dédier 0,7 % de son Produit national brut (P.N.B.) à l’aide internationale, d’ici 2015, portait un sérieux ombrage à sa politique étrangère. Je partage entièrement ce constat que plusieurs organisations, dont l’Organisation catholique canadienne pour le développement et la paix (OCCDP), ont constamment dénoncé au cours des dernières années.
Il est inacceptable que le gouvernement fédéral, en situation de surplus budgétaires à répétition, ne fasse pas sa juste part pour l’aide internationale.
Face à ce manque de volonté politique d’un juste partage de la richesse, il serait souhaitable que le Canada reprenne, avant le prochain sommet du G-8, un rôle de leader au chapitre de l’aide internationale.
Il est urgent que le Canada s’engage à accroître, par la détermination et la mise en œuvre d’un échéancier, son budget à l’aide internationale. De plus, les autorités canadiennes devraient réitérer leur engagement pour la qualité et la quantité des programmes d’aide au développement par un appui renouvelé aux « programmes responsifs » d’Organisation non gouvernementale (O.N.G.) reconnues telle l’OCCDP.
Enfin, l’importance d’accroître l’aide internationale est basée sur le fait qu’il s’agit là d’une responsabilité de nos dirigeants. Le partage de la richesse est pour moi une valeur humaine et évangélique pour un monde meilleur.
†Roger Ébacher
Archevêque de Gatineau-Hull