Alors que l’année sacerdotale voulue par Benoit XVI tire à sa fin, il est bon de relire ce que Vatican II a enseigné (dans la Constitution dogmatique sur l’Église, no 10 et 11) sur le sacerdoce commun des fidèles et sur le sacerdoce ministériel.
« Par la régénération et l'onction de l'Esprit-Saint, les baptisés sont consacrés pour être une maison spirituelle et un sacerdoce saint, en vue d'offrir des sacrifices spirituels, moyennant toutes les œuvres du chrétien, et d'annoncer les louanges de Celui qui les a appelés des ténèbres à son admirable lumière (cf. I Petr. 2, 4-10). »
« Le sacerdoce commun des fidèles et le sacerdoce ministériel ou hiérarchique, s'ils diffèrent essentiellement et non pas seulement en degré, sont cependant ordonnés l'un à l'autre puisque l'un comme l'autre participe à sa façon de l'unique sacerdoce du Christ. Grâce au pouvoir sacré dont il est investi, le prêtre, ministre du Christ, instruit et gouverne le peuple sacerdotal, accomplit, en qualité de représentant du Christ, le sacrifice eucharistique et l'offre à Dieu au nom de tout le peuple; les fidèles, en vertu de leur sacerdoce royal, ont part à l'offrande eucharistique et exercent leur sacerdoce par la réception des sacrements, la prière et l'action de grâces, par le témoignage d'une vie sainte, par l'abnégation et la charité active. »
Cette année consacrée au sacerdoce ministériel nous invite à « redécouvrir la beauté et l’importance du sacerdoce et de chaque personne ordonnée, en y sensibilisant tout le saint peuple de Dieu : les consacrés et les consacrées, les familles chrétiennes, ceux qui souffrent, et les jeunes, si sensibles aux grands idéaux vécus avec un élan authentique et une fidélité constante. » (Cardinal Hummes).
Elle nous invite aussi à mieux saisir que le sacerdoce ministériel est ordonné au sacerdoce baptismal. Il est un service essentiel du Peuple de Dieu, pour sa naissance, sa vitalité et son épanouissement. Je pense qu’il est toujours opportun de réfléchir ensemble en Église à ces enseignements de Vatican II. Ainsi, ces liens essentiels entre prêtres et laïcs se retisseront sans cesse pour bâtir le Corps du Christ et en faire une communauté missionnaire, capable d’annoncer au monde d’aujourd’hui les grandes bontés de Dieu et ainsi de rendre compte de son espérance dans un monde en mal d’avenir.
†Roger Ébacher
Archevêque de Gatineau