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Journée mondiale de prières pour les vocations, le 25 avril 2010

20 avril 2010

Dans son message pour la Journée Mondiale de Prière pour les Vocations, le pape Benoît XVI parle du témoignage. Il parle en particulier du témoignage des prêtres et des personnes consacrées. Ce qu’il nous dit, c’est que le témoignage suscite des vocations. En Église, nous avons tous eu l’occasion d’entendre quelques récits de vocations. Il y en a autant de genres différents qu’il y a de personnes qui les racontent. 

Il n’en demeure pas moins que chacun de ces récits vient nous dire quelque chose du désir qui habite la personne et surtout de l’action de Dieu dans sa vie. C’est Dieu qui le premier, appelle. Mais notre capacité à entendre cet appel peut être favorisée par ceux et celles qui nous entourent. Et les récits que j’ai eu l’occasion d’entendre contenaient en majorité des exemples de cette nature.

Je me souviens d’un jeune prêtre qui racontait la genèse de sa vocation, à la suite de la visite d’un missionnaire un dimanche dans sa paroisse. La façon dont ce missionnaire témoignait de son ministère, ce que toute sa personne témoignait finalement, avait été pour lui une invitation à vouloir faire de même. Il y avait quelque chose dans ce qu’il avait entendu qui venait de le toucher au plus profond de lui. Et il a suivi ce chemin qui faisait sens, parce qu’il savait que c’était possible et que ça faisait vivre.

La force du témoignage

Toute l’histoire de l’Église parle de la force du témoignage. Même les Évangiles nous le démontrent. Pierre a été choisi par Jésus pour être responsable de l’Église qui naîtrait à la Pentecôte. Mais qu’est-ce qui a mené Pierre à Jésus en  premier lieu? C’est le témoignage de  son frère André qui a vu et entendu Jésus qui le pousse à accepter l’invitation de son frère à aller voir ce Jésus. Il y a deux temps, le témoignage et l’invitation à venir voir. Mais si le témoignage ne vient pas toucher quelque chose chez l’autre, l’invitation peut ne pas être accueillie.

Dans son texte, Benoît XVI parle de trois aspects essentiels au témoignage. Il nous parle de « l’amitié avec le Christ ». En ce sens qu’il faut avoir « vu » le Christ, avoir vécu une rencontre « personnelle » avec lui. Avoir été touché et reconnaître sa présence salvatrice dans sa vie. Et avoir été assez marqué pour continuer à demeurer avec lui et rester à l’écoute de sa Parole. Celui ou celle qui témoigne de son amitié avec le Christ doit être en relation intime avec lui. Et cette relation intime ne peut que transparaître dans sa vie et dans son témoignage.

Le don total à Dieu

Le deuxième aspect est « le don total à Dieu ». Jésus est allé au bout de sa vocation humaine. Il a été jusqu’à la mort. Dans le geste du lavement des pieds, c’est tout le sens de sa vie qu’il donnait à ses apôtres. Le don total qui fait sens. Le don total de soi par amour qui est plus fort que tout et qui emporte tout. Un don qui accepte la volonté du Père en toute lucidité et en toute simplicité. C’est un geste qui parle d’une vie pleine et entière qui porte fruit. Un tel comportement interpelle plus que bien des paroles.

Vivre la communion

Finalement, le troisième aspect est de « vivre la communion ». « Je voudrais qu’en vous voyant vivre, étonnés les gens puissent dire : Voyez comme ils s’aiment, voyez leur bonheur. » Cette chanson de Robert Lebel dit ce qu’est vivre la communion. Les personnes qui ont répondu oui à l’appel du Seigneur à un engagement total de leur vie à son service, doivent cultiver cette communion. C’est celle que Jésus a demandé à ses disciples. C’est encore celle qu’il nous demande tous aujourd’hui. Comment inviter quelqu’un à nous suivre, si tout nous semble lourd, Si la solitude nous pèse, si nous n’avons pas envie de ne pardonner à personne ? Vivre la communion est déjà un témoignage d’une grande force et essentiel dans une Église qui se fait bousculer et qui cherche ses repères dans un monde en transformation.

La rencontre de Jésus pour André a fait surgir en lui de la joie et a éveillé un désir de partager cette joie avec Pierre. La contagion était commencée. Nous pourrions bénéficier d’une telle contagion aujourd’hui. Et je dirais que nous pourrions faire en sorte de créer les conditions gagnantes dans nos milieux pour que cette contagion puisse toucher ceux et celles que Dieu appelle à plus de vie et au service de la Vie.


Suzie Arsenault
Appel et formation au ministère
20 avril 2010

catégorie : journée mondiale de prières pour les vocations, le 25 avril 2010
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