Communiqués hebdomadaires

04 mars 2008
La communauté paroissiale St-Louis-de-Fance de Poltimore à Val-des-Monts vient de perdre son église qui fut complètement détruite par le feu, le 2 mars, peu de temps après la messe dominicale. La petite église en bois avait été construite en 1940 pour remplacer la première chapelle qui avait été érigée en 1890. En 1898, lors de la nomination d’un curé résident à St-Pierre-de-Wakefield, la mission de Poltimore, fondée en 1875, fut détachée de Notre-Dame-de-la-Salette et rattachée à St-Pierre de Wakefield.  Il en fut ainsi jusqu’en août 1937, alors que Mgr Guillaume Forges, accédant aux demandes des catholiques, nomma M. l’abbé Joseph-Emile Latendresse, curé-résident à Poltimore.
 
Carême de partage

Repas de la faim : la paroisse Notre-Dame de l’Eau Vive organise un repas de la faim avec l’invité de Développement et Paix, le 9 mars à 12 h 30 au sous-sol de l’église Notre-Dame-de-la-Guadeloupe. 

Collecte :
les 8 et 9 mars, ce sera la collecte annuelle de Développement et Paix pour la campagne Carême de partage. 
 
Lancement de la dîme 2008

La 11e campagne annuelle de la dîme des paroisses se tiendra du 12 mars au 13 avril. Vous êtes invités à vous joindre aux paroisses et à Mgr Ébacher pour le lancement de la campagne 2008, le 12 mars, de 17 h à 19 h, à la paroisse Notre-Dame-du-Très-Saint-Rosaire, 5, rue St-Arthur, Gatineau (secteur Gatineau). Les paroisses doivent confirmer leur présence avant le 7 mars au 819-771-8391.

Chronique paroissiale 

Fête de St-Joseph : exceptionnellement en 2008, la neuvaine de Saint-Joseph (à l’Oratoire) se fait du 6 au 15 mars en raison du début de la Semaine Sainte, le 16 mars. À la paroisse cathédrale Saint-Joseph, il y aura une messe spéciale le 14 mars à 15 h. 

Activité intergénérationnelle : à l’occasion du dimanche des Rameaux, il y aura un atelier de tissage des rameaux, le 16 mars à 14 h, au sous-sol de l’église St-Pierre-Chanel. Les personnes intéressées doivent s’inscrire à la paroisse Notre-Dame de l’Eau Vive au 819-777-0553.

À donner : la paroisse St. Mark a 200 chaises pour une paroisse ou un organisme communautaire. Info : 819-684-6929.
 
English Zone

Hunger Meal to promote awareness of the work being done by Development and Peace: March 7 at 6:00 p.m., St. Aloysius Parish and March 9 at 5:00 p.m., Our Lady of Victory Church Hall. The Guest Speaker will be Mr. Fidèle Banza Mutombo from the Democratic Republic of Congo.  
 
Marche de l’Espoir

La Marche de l’Espoir pour la recherche médicale sur la sclérose en plaques se tiendra au parc Moussette le 27 avril. Il est possible pour les paroisses de se procurer le dépliant de la Marche de l’Espoir qui contient un formulaire d’inscription avec les informations nécessaires afin de l’annoncer aux paroissiens. Info : 819-778-1450.

En bref
 
Ci-joints : 1)  Pèlerinage au pays de Jésus  2)  Hommage et Prix du livre de Communications et Société (en format PDF).

René Laprise
Service des communications
Diocèse de Gatineau
180, boul. Mont-Bleu, Gatineau, J8Z 3J5
Tél. : 819-771-8391, téléc. : 819-778-8969
lapriser@diocesegatineau.org




Pèlerinage au pays de Jésus


J’arrive d’un pèlerinage de 12 jours en Terre Sainte. Nous étions 13 pèlerins, dont Mgr Eugène Tremblay d’Amos, et 11 prêtres d’Amos, de Rouyn-Noranda, de Mont-Laurier, de Pembroke et de Gatineau. Notre objectif était de laisser « la Terre Sainte et les Écritures nous parler de ce Jésus que nous voulons rencontrer, connaître, aimer et servir ».
 
Le programme de ces visites est rempli de noms qui évoquent une expérience unique de Dieu et font jaillir en nos mémoires les personnes qui ont été partenaires et alliées de Dieu dans cette histoire: Abraham, Jacob, Moïse, Élie….Ces noms sont aussi pour nous évocateurs de Jésus : Nazareth, Cana, Capharnaüm, le Jourdain, le Tabor, Jéricho, Jérusalem, Bethléem, etc….. Nous y prenons vivement conscience que Jésus n’est pas un mythe, une histoire inventée. « Le Verbe s’est fait chair ». Dieu, dans un immense désir de rencontre et d’alliance avec nous, est venu à la date fixée dans ses desseins visiter notre terre, il a « planté sa tente au milieu de notre camp ». Il a pris notre chair, notre histoire, nos joies et nos peines. Il s’est fait notre Rédempteur, notre plus proche parent, encore plus proche que tout parent par le sang et par le clan. Il s’est ainsi obligé envers nous, comme un vrai « Rédempteur », à avoir souci, tendresse, miséricorde pour nous.
 
Durant notre pèlerinage sur cette Terre sanctifiée par tant de générations, nous avons voulu revivre les diverses étapes de la visite définitive de Dieu chez nous, suivant les pas de Jésus. À la suite de François d’Assise, d’Ignace de Loyola, de Charles de Foucauld et de tant d’autres, nous avons voulu être les compagnons de Jésus pour partager au moins un peu les pensées et sentiments de son cœur, laisser l’Esprit faire jaillir en nous quelques-unes de ses attitudes : ces béatitudes qui dessinent son portrait spirituel et qui ont animé tout son ministère jusqu’au don suprême de l’Amour.
 
Jean, le disciple bien-aimé, écrivait (1 Jean 1, 1-4) : « Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé, ce que nos mains ont touché du Verbe de vie; ‑‑ car la Vie s'est manifestée: nous l'avons vue, nous en rendons témoignage … » En Lui, Dieu s’est rendu visible, audible, proche, palpable. Nous avons voulu, dans la logique de l’Incarnation, suivre les traces du passage de Dieu parmi nous, suivre les pas des Apôtres sur la terre de Jésus : voir, entendre, toucher, sentir, goûter avec nos sens physiques pour que se réveillent nos sens spirituels. Nous avons voulu toucher la terre de Jésus pour que nos cœurs soient toujours plus capables de comprendre et d’aimer Celui dont la seigneurie sur nous est amitié, selon la Parole du Cénacle : « Je vous appelle amis, parce que tout ce que j'ai entendu de mon Père, je vous l'ai fait connaître. » (Jean 15, 15-17).

Césarée de Philippe, les sources du Jourdain, Capharnaüm, Bethsaïde, Corazine, Gérasa, Nazareth, les collines de la Galilée, le lac de Tibériade, le mont des Béatitudes, le Thabor, Bethléem, Jérusalem (Mont des Oliviers, Gethsémani, Cénacle, Calvaire, Tombeau, etc), le Mont des Tentations, Jéricho…. : partout nous avons lu et prié les récits évangéliques en ces lieux où furent vécus des moments uniques de l’histoire sainte. Surtout, nous avons voulu méditer devant la croix, dont le curé d’Ars disait : « La croix est le livre le plus savant qu’une personne puisse lire ». Nous avons ensemble à chaque jour célébré l’Eucharistie en des lieux particulièrement significatifs, tels Capharnaüm, le Mont des Béatitudes, le Cénacle, au Calvaire. Nous avons chaque jour ensemble prié les Vêpres avant le repas du soir.

Nous nous sommes particulièrement intéressés aux petites communautés qui s’acharnent de leur mieux, mais souvent en tension entre elles et avec le milieu, à garder vivante et actuelle la présence évangélique sur cette Terre Sainte. À Nazareth, nous avons eu la joie de rencontrer un groupe de jeunes catholiques de rite latin, avec leur curé, un Père Franciscain. Nous avons entendu les récits de leurs défis énormes. Ils ont à vivre leur foi chrétienne et à affirmer leur identité à la fois chrétienne et palestinienne dans un milieu en majorité musulman. Nous avons compris qu’ils tirent leur audace à s’identifier comme chrétiens de leur solidarité familiale, de leur engagement dans la paroisse, de leurs temps ensemble de prières et de réflexions. Universitaires, ils nous ont raconté leurs défis de partager les lieux et temps d’étude avec des jeunes musulmans. Puis on a compris que même instruits et compétents mais ne trouvant pas de travail parce que chrétiens, ils sont très attirés par l’émigration, surtout au Canada et aux Etats-Unis.

C’est là un des drames des chrétiens en cette Terre Sainte. Ils sont les pierres vivantes, sans lesquelles tous ces lieux sacrés deviendraient des musées. C’est cette situation dramatique que le Patriarche Michel Sabbah soulignait dans son homélie de Noël 2007 à Bethléem. En voici quelques extraits : « . Frères et Sœurs, vous pouvez vous demander quel est notre rôle comme chrétiens dans la paix à construire et dans l'avenir de cette terre. Le Pape Benoît XVI, dans sa dernière encyclique sur l'Espérance, dit que la caractéristique du « chrétien est le fait qu'ils ont une espérance et avoir une espérance c'est avoir un avenir ».

Cela s'applique à nous, chrétiens de la Terre Sainte comme de tout le Moyen-Orient. Tout le monde est préoccupé par notre présence chrétienne ici : Israël comme l'Autorité Palestinienne. Le roi Abdallah II de Jordanie a attiré l'attention depuis des années sur la gravité de l'exode des chrétiens arabes. De nombreuses voix musulmanes s'élèvent un peu partout pour attirer l'attention sur le vide que ferait l'exode des chrétiens dans le monde arabe musulman. Le monde chrétien de son côté est également préoccupé de notre survie ou de notre disparition.

À vous, frères et sœurs, à vous tous chrétiens de cette terre, tentés par l'émigration, objet de préoccupation de tous, je vous dis d'abord ce que Jésus nous dit : n'ayez pas peur. Le chrétien n'a pas le droit d'avoir peur, ni de fuir les difficultés. Cela veut dire partager les soucis de tous, construire la paix avec tous et en accepter les sacrifices, la prison, la vie peut-être, ou les difficultés de la vie quotidienne, de l'occupation, du mur qui sépare, du manque de liberté de mouvement : tout cela est le lot de tous, et tous ensemble par nos sacrifices et notre générosité, nous construirons la paix pour tous.

À ceux tentés ou poussés par les difficultés à quitter le pays, nous disons : ici vous avez une place, et plus qu'une place, vous avez une vocation : celle d'être chrétiens ici, dans la terre de Jésus, et non ailleurs dans le monde. Acceptez votre vocation, bien qu'elle soit difficile. Notre présence ici restera témoin de la vocation universelle de cette terre, terre de Dieu, et terre pour les trois religions et les deux peuples qui l'habitent. Écoutez la voix de votre vocation et écoutez la voix de tous ceux qui vous veulent ici présents. »

Ce pèlerinage, enrichi par une rencontre très éclairante avec le Père Sylvestre, franciscain canadien qui y œuvre depuis des années, nous a fait mieux saisir les énormes défis que ces chrétiens ont à relever pour que cette Terre, non seulement évoque le passé chrétien, mais soit un lieu où Jésus Ressuscité est proclamé et servi dans les humains, surtout les plus petits. Nous y avons compris un peu mieux notre responsabilité face à ces Églises qui portent, quoique si petites, la lourde responsabilité de témoigner que Jésus est vivant sur cette terre même où il a vécu.

Nous avons ensemble prié pour que le don divin de la paix soit accueilli par tous les habitants de cette Terre. Nous avons supplié Dieu pour ces familles, ces couples, ces jeunes, ces religieux et religieuses qui portent jour après jour le poids du témoignage chrétien dans un monde si souvent hostile à l’Évangile.

Nous avons aussi compris que nous devons, par exemple en participant à un pèlerinage en ces lieux ou par une généreuse contribution à la quête annuelle du Vendredi Saint, soutenir financièrement l’entretien de ces Lieux Saints, mais surtout le développement de tous ces services (hôpitaux, écoles, habitations familiales, etc…) nécessaires à la survivance de ces Églises sur la Terre de Jésus.

Je souligne les diverses actions en faveur des jeunes, faites grâce à ces soutiens financiers. On y donne des bourses universitaires. À Bethléem, on construit un centre sportif animé par l’Action Catholique. Encore à Bethléem, on organise la formation en vue de l’intégration de jeunes diplômés dans le monde du travail, aussi la formation des jeunes chômeurs pour leur insertion en milieu de travail. On y soutient la création de petites entreprises artisanales permettant à des familles de se tirer d’affaire.

En faveur des familles, on trouve ici et là des centres de la famille rattachés aux paroisses, qui soutiennent en particulier les jeunes couples, qui assurent l’accueil des enfants de familles particulièrement pauvres, qui donnent une assistance médicale. Ces dons servent aussi à construire et faire fonctionner des écoles avec laboratoires et autres nécessités pour assurer aux enfants une bonne préparation à l’université ou au marché du travail. On nous a aussi fait comprendre l’urgence de construction d’appartements pour les pauvres et pour les jeunes couples. Ces constructions donnent en même temps du travail aux ouvriers qui les bâtissent.

Notre pèlerinage nous a conduit à devoir traverser les nombreux postes de contrôle qui encerclent Bethléem, Jéricho (nous ne sommes pas allés dans la bande de Gaza ni à Ramallah). Nous avons dû aussi traverser le mur en construction. Ce sont là des expériences qui nous disent, même si comme touristes et étrangers nous passons ces barrières assez facilement, comment la vie quotidienne, en particulier du peuple palestinien, est difficile.

Je suis donc revenu de ce pèlerinage avec une conviction encore plus ancrée de l’historicité bien concrète des voies voulues par Dieu pour s’approcher de nous, partager nos peines, prendre sur lui nos blessures et nos péchés. J’ai plus encore perçu les obstacles si majeurs pour la paix dans cette Jérusalem, dont le nom même appelle la paix. Et j’ai encore plus la conviction que notre soutien est essentiel pour que cette Terre soit encore demain le lieu de vie et d’apostolat de ces pierres vivantes, ces petites communautés chrétiennes, qui y sont le sel de la terre et la lumière du monde, dans leurs situations pauvres et humiliées.


†Roger Ébacher
Archevêque de Gatineau

P.s. :
je suggère aux personnes intéressées de s’abonner à la Revue
« Terre Sainte » (Coût : 35$/année. Info : 613-737-6972.).

catégorie : communiqués hebdomadaires
© 2007 Archidiocèse de Gatineau Tous droits réservés.